Photo d'enfants dans un lieu public (le 11/11/2008 à 01h17)
Ces photos que nous n’avons pas le droit de faire II, le
retour.
D’autre type de photos sont désormais et depuis quelques
années interdites. Les photos d’enfants.
Je ne parles pas ici de photos à caractère tendancieuses.
Evidement celles-ci doivent être interdites et leurs auteurs et/ou
collectionneurs punis sévèrement.
Mais jugez plutôt la petite mésaventure survenue à un
collègue photographe qui eu la mauvaise idée de pointer son objectif sur une
poignée (oui d’accord, une grosse poignée ils étaient 30 ou 40…), une poignée
disais-je d’enfants.
Je plante le décors : La scène se passe dans le musée
du Louvre. Département des antiquités égyptiennes. Dans un recoin sombre comme
il en a beaucoup dans cet ancien palais royal pas vraiment fait pour l’exposition
d’antiquité et autres, oserai-je…babioles. (J’ai osé).
C’est un jour de semaine, au mois de janvier passé. Il n’y a pas grand monde, quelques
visiteurs de ci, de là qui flânes entre les statues, les vitrines et les
sarcophages… Quelques groupes scolaires également sillonnent les salles du
musée.
Dans un de ces fameux recoins au détour d’une lourde porte
d’époque, à l’ombre d’une vitrine refermant une momie et quelques objets, se
trouvaient une trentaine de petits bouts de choux tous absorbés par les paroles
de la guide conférencière du musée. Ils étaient tous assis entassés les uns sur
les autres.
Lorsque j’arrivais dans cette salle exiguë, un autre
photographe était déjà à l’œuvre. Nous nous saluâmes discrètement à la vue de
nos matériels respectifs. Je pensais déjà « mince, on va se marcher
dessus ».
Alors que je commençais à regarder les vitrines et objets
alentour afin d’en tirer la substantifique moelle (mais non je me la pète pas),
mon confrère eu le malheur de pointer son objectif en direction de ces chers
petits anges, faisant face à la conférencière.
S’engagea alors un dialogue qui me fit sourire :
-Monsieur ??? lança la conférencière d’un ton sec
et cassant. Elle n’obtint aucune réponse de la part de l’autre photographe qui
visait en direction des enfants.
-Monsieur ?!? insista-t-elle prenant l’air plutôt
agacé genre je tape du pied en meuglant.
A ce moment là l’acolyte baisse le canon de son arme en relâchant
la pression que son doigt exerçait sur le déclencheur… (Ouf il était moins
une).
Alors qu’il regarde enfin notre louve protégeant ses petits,
cette dernière enchaîne :
-Monsieur vous n’avez pas le droit de prendre un groupe
d’enfants en photo dans le musée, la loi l’interdit… Vous le savez
monsieur !?!
Elle y va fort la bougresse, me dis-je. Notre criminel quand
à lui, écoute sans sourcillé ce qui à le dont de retrousser les babines de
notre ourse. Personnellement je commençais à m’amuser un peu de la situation.
La tigresse lançait un nouvel assaut :
-Monsieur…, vous parlez français ?
Et notre rusé belligérant de répondre du tac o tac :
-Oui… et vous ?
S’en était trop pour le t-rex, elle monta sur ses grands
chevaux (l’image est amusante), et cria qu’elle allait fait expulser cet
empêcheur de conférencer en rond (je sais c’est pas français) tout en arrosant
de sa bave écumeuse sa jeune assistance. Le pauvre bachi-bouzouk ainsi
copieusement arrosé s’éloignait déjà avec le sourire, content de son trait,
tandis que notre Dark-vador en jupon se plaignait de cette agression verbale à
l’instit qui avait regardé la scène sans sourciller.
Cette altercation est idiote en soit, mais pensez au nombre
de photo qu’un certain R. Doisneau n’aurait pu faire si cette loi avait été en
vigueur de son temps.
Oui je sais, vous allez me taxer de partial. Vous avez
certainement raison. Je sais j’ai placé la barre haut, n’est pas Doisneau qui
veut… Qui sait, je ne sais pas qui était le collègue…